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La question de la sauvegarde du patrimoine d’Ancien Régime à Toulouse : le château de Reynerie en péril ?

par Angeline Bonnet, étudiante en Master II d’Histoire de l’Art Moderne et Patrimoine (Université Toulouse II-Jean Jaurès)

Bien qu’il soit l’un des édifices du XVIIIe siècle les mieux conservés du Midi toulousain, le château de Reynerie n’en reste pas moins un patrimoine aujourd’hui en danger, car laissé sans usage depuis 2008. L’ouverture du domaine aux visiteurs à l’occasion de la clôture du festival Novela ! fête connaissance, le 19 octobre 2014, a été l’occasion de mettre en valeur l’intérêt et la beauté de cet ensemble remarquable et de constater un état de conservation plus que préoccupant.

1 façade Est, côté cour.

Fig.1: Château de Reynerie, Façade Est (côté cour)

Le château a été construit à la fin du XVIIIe siècle pour Guillaume Dubarry (1732-1811), l’époux officiel de la dernière favorite de Louis XV, Madame du Barry (1743-1793). L’édifice et son décor, d’une grande qualité, participaient à la stratégie de l’image élaborée par son commanditaire. Guillaume Dubarry, gentilhomme éclairé en mal de légitimité, souhaitait asseoir son rang dans la société toulousaine. Il conviendra de s’intéresser en premier lieu à ce personnage emblématique avant d’analyser le décorum de son château qui, de manière exceptionnelle, conserve encore l’ornementation conçue lors de sa construction, alors qu’une partie des meubles qui y étaient associés sont aujourd’hui conservés au musée Paul Dupuy à Toulouse. Cette présentation, née des recherches que j’ai menées en Master, permettra de mettre en lumière les menaces encourues par cet édifice majeur du XVIIIe siècle, et ce, malgré son classement au titre des Monuments Historiques.

 

Vivre noblement à Toulouse au XVIIIe siècle Guillaume Dubarry à Reynerie.

Guillaume Dubarry est né en 1732 à Lévignac-sur-Save [1]. Issu d’une famille de la petite noblesse gasconne, il ne dispose ni d’une richesse ni d’un prestige remarquables. C’est son frère ainé Jean-Baptiste (1723-1794) qui a largement contribué à sa fortune. Dans les années 1760, ce-dernier décide de partir s’installer à Paris où il devient le Roué [2], surnom qu’il reçu en raison de ses activités de recrutement de jeunes filles qu’il introduit dans le milieu mondain, auprès de riches bourgeois ou des aristocrates de la Cour [3]. La grande ambition du Roué le pousse à vouloir présenter au plus prestigieux d’entre eux, le roi Louis XV, sa propre maîtresse Jeanne Bécu, très appréciée pour sa beauté et son intelligence. Depuis 1764, celle-ci faisait sa réputation en ayant pour amants d’importantes figures de la sociabilité parisienne. Cependant, il convenait de respecter l’étiquette en présentant au roi une femme mariée, justifiant d’un titre de noblesse. Jean-Baptiste lui fit alors épouser son frère Guillaume, en une cérémonie religieuse éclair, le 1er septembre 1768 [4]. Ce mariage se résumait à un arrangement entre les parties. La désormais Madame du Barry [5] pouvait ainsi profiter librement de sa position de favorite de Louis XV, et les frères, enrichis, de leur privilèges acquis auprès du roi.

La faveur de la famille Dubarry a dura six années au cours desquelles Guillaume demanda à plusieurs reprises une aide financière au Roi qu’il obtint à chaque fois grâce à l’entremise de Madame du Barry. Cette dernière, voulant garder toute son indépendance vis-à-vis de son mari vivant en province, demanda la signature de la séparation de corps dès 1772. En échange de la distance qu’il voudra bien garder avec Versailles et son ancienne épouse, le duché de Roquelaure dans le Gers et son château du Rieutort sont offerts par le roi à Guillaume Dubarry, sous forme de vente fictive. Mal intégré à l’élite locale et s’estimant trop éloigné de Toulouse, où se déroule la vie mondaine, il échange son domaine contre celui de Reynerie en 1781 [6]. Les valeurs des biens n’étant pas équivalentes, l’ancien propriétaire Emmanuel-Marie Reversat de Célès (1743-1794) doit également verser à Guillaume Dubarry la somme de cent-cinq mille livres : de quoi financer la construction, la décoration et l’ameublement du futur château de Reynerie.

 

Le château de Reynerie est une  maison de plaisance du siècle des Lumières. Ces demeures situées en périphérie des grandes villes, qui se développèrent sur le modèle des villas palladiennes, étaient des lieux de villégiature prisés, caractérisés par la volonté des propriétaires d’afficher leur rang ainsi que leur richesse : ce sont des lieux de réception et donc de représentation.

Fig.2: Château de Reynerie, façade ouest

Fig.2: Château de Reynerie, façade ouest

À Toulouse, les possessions immobilières des grandes familles, et notamment des personnalités du capitoulat ou du Parlement, correspondent à un même modèle : un hôtel particulier, en centre ville, qui est le lieu de vie principal et une demeure située à l’extérieur de la cité qui sert de résidence d’été, et qui est le plus souvent lié à un domaine foncier à vocation agricole. Guillaume Dubarry, officier militaire à la retraite enrichi de manière peu louable aux yeux de ses contemporains, tente probablement d’imiter ce modèle de vie lorsqu’il se fait construire entre 1781 et 1783 le château de Reynerie dans le guardiage de Lardenne, à quelques kilomètres au sud-ouest de la ville [7]. Il est aujourd’hui situé dans le quartier du Mirail, proche de la station de métro de Reynerie. Le domaine tient son nom de François de Reynier qui en fut propriétaire au milieu du XVIe siècle [8]. Le château de Reynerie est un exemple de la conception de l’aménagement intérieur au XVIIIe siècle qui intègre en parfaite harmonie les différentes composantes du système décoratif au sein de l’architecture.

 

Le château de Reynerie : alliance de l’architecture, du décor et du mobilier.

Fig.3: Vue depuis le salon en rotonde. Perspective sur le jardin à la française

Fig.3: Vue depuis le salon en rotonde. Perspective sur le jardin à la française

Au moment de l’échange consenti entre M. Reversat de Célès et Guillaume Dubarry, il existait déjà un château datant du XVIIe siècle sur le domaine. Détruit en 1871, il avait été conservé par Guillaume Dubarry afin de servir de communs et de chapelle privée. Ce bâtiment construit tout en longueur se trouvait au nord de l’édifice actuel auquel il était relié par une galerie ouverte. Le château actuel a été construit entre 1781 et 1783 selon les plans d’un architecte qui n’est pas clairement identifié. Il est très plausible qu’il s’agisse de Jean-Arnaud Raymond (1738-1811), un important architecte toulousain qui fournit des projets pour la coupole de l’hôpital La Grave [9], et qui connut également une carrière nationale. J-A Raymond est l’architecte de la collégiale de l’Isle-Jourdain, dans le Gers à quelques kilomètres de Lévignac où vivait la mère des Dubarry. L’église fut édifiée entre 1782 et 1785 à l’époque où le comté était dirigé par le seigneur Jean-Baptiste Dubarry [10].

Le rapprochement avec la famille allié aux observations stylistiques – affinités avec les formes inspirées de l’architecte Andréa Palladio, utilisation des ordres d’architecture et goût « à la grecque » – semble confirmer cette hypothèse. Le château de Reynerie est effectivement construit selon un plan centré autour des deux pièces de réception. Le vestibule s’ouvre à l’ouest par trois portes sur une cour d’honneur (fig.1) et le salon en rotonde (fig.2), en saillie sur la façade est, domine la perspective du jardin à la française (fig.3). Les ailes accueillent les pièces d’appartement plus intimes comme les chambres, les cabinets et la salle à manger.

Elles comprennent aussi deux petits appartements aménagés à l’étage grâce à l’importante hauteur sous plafond qui profite pleinement aux pièces d’apparat.

Fig.4: Salon en rotonde

Fig.4: Salon en rotonde

Dans le salon en rotonde, appelé aussi salon d’assemblée, se déploie le faste du décor datant du XVIIIe siècle (fig.4). Il est conçu comme un véritable temple des arts et des sciences dans lequel Guillaume Dubarry prouve son érudition et la qualité de ses choix décoratifs. Le répertoire ornemental correspond au goût à la grecque qui est de mise dans le dernier tiers du siècle et qui représente la première manifestation de ce qui sera par la suite nommé le néoclassicisme [11]. Cette fascination pour l’antique est particulièrement visible sur les panneaux de stucs (fig.5) qui alternent avec les ouvertures et les cheminées surmontées d’une glace. Ils sont ornés de deux bacchantes dansant sur un trépied posé sur deux lions. Celles-ci soutiennent un vase antique duquel s’échappent des rinceaux. Au sommet de la composition se trouve un portrait de profil en médaillon qui

Fig.5: Panneaux de stuc à décor de bacchantes

Fig.5: Panneaux de stuc à décor de bacchantes

rappelle les camées antiques. Ces panneaux de stucs ont été tirés du même moule que celui utilisé, en 1777, par Jean-Baptiste Julia (1742-1803) pour décorer l’hôtel particulier de Jean-Baptiste Dubarry situé place Saint Sernin à Toulouse [12]. Ils sont un véritable éloge de la fête dionysiaque « à la grecque » dont les bacchantes sont le symbole. Les arts et les sciences sont représentés sous forme de natures mortes en stuc placées au-dessus des portes et des glaces. Sur celle évoquant les beaux-arts, un chapiteau ionique figure l’architecture, et une palette assortie de pinceaux symbolise la peinture. Les sciences sont représentées par leurs attributs : la géographie par le globe, l’astronomie par la lunette et la géométrie par les instruments de mesure mathématique. Les autres dessus-de-porte figurent des instruments de musique notamment un luth, un violon et un tambourin.

L’étude de la culture littéraire de Guillaume Dubarry à partir de l’inventaire de sa bibliothèque établie lors de la mise sous scellés de ses biens en janvier 1794 confirme son intérêt pour les arts [13]. Il possédait de nombreux ouvrages de botanique, de géographie et d’histoire ; et dans le domaine artistique des ouvrages récents comme le Recueil d’antiquités grecques, étrusques et romaines du comte de Caylus. Il s’agit d’un des écrits fondateurs du style néoclassique auquel Guillaume Dubarry s’intéresse très tôt et dont il applique les motifs dans la décoration de son intérieur. Il aimait d’ailleurs à se donner un rôle d’amateur puisqu’il

Fig.??: Canapé placé dans le salon

Fig.6: Canapé placé dans le salon

fut associé honoraire de l’Académie royale de peinture, sculpture et architecture de Toulouse à partir de 1773 [14]. Il souhaite donc faire valoir sa culture comme un marqueur social dans le salon où étaient reçus les convives, où étaient donnés les concerts et où se jouaient de petites pièces de théâtre. Iconographie et usage du lieu sont ainsi en parfaite adéquation. La pièce est couronnée d’une corniche sculptée sur cinq registres et d’une coupole surbaissée.

Un riche mobilier complétait l’ensemble de ce décor. Il est particulièrement remarquable de trouver des meubles de sujétion, c’est-à-dire assujettis à la pièce qui les accueille. Par exemple, les petits canapés qui étaient positionnés entre les portes et les cheminées, sous les panneaux de stucs, sont en semi-cabriolet (fig.6). La courbe de leur dossier épousait exactement celle du salon en rotonde. De même, les très belles consoles du mur est, fichées

Fig.??: Pied zoomorphe brisé provenant d'une des consoles du salon

Fig.7: Pied zoomorphe brisé provenant d’une des consoles du salon

dans la paroi, ne reposaient que sur un pied zoomorphe orné d’une patte de lion (fig.7). Les ornements de tresses apposés sur le pourtour des glaces se retrouvent sur le corps de ces consoles avec les mêmes dorures appliquées au pinceau. Les roses présentes sur les dès de raccordement des sièges de l’ensemble du salon font également le lien entre les jambages et le sommier des cheminées. Le répertoire ornemental est donc commun à l’ensemble des éléments de la pièce. Une véritable ingéniosité a présidé à la conception des meubles du salon comme le prouve la symbiose entre les murs et les canapés. Celle-ci est aussi visible dans l’association des miroirs et des lustres. Deux demi-lustres étaient apposés en applique sur les deux grandes glaces. Grâce au reflet, ils étaient reconstitués comme entiers. Ce procédé, qui augmente la lumière produite et approfondit l’espace grâce à l’illusion d’optique créée par le miroir, avait été utilisé par le ciseleur-doreur Pierre Gouthière (1732-1813) pour Madame du Barry dans son pavillon de musique de Louveciennes quelques années auparavant [15].

Au château de Reynerie, le décor est donc conçu comme un système global comprenant l’iconographie et le style des décors muraux mais aussi les plafonds et les parquets, ainsi que les formes et les ornements du mobilier. La parfaite concordance entre ces différents éléments produit un ensemble qui impressionne le spectateur, flatte le propriétaire et correspond aux usages du lieu : les réceptions et les fêtes.

 

La conservation du château de Reynerie après Guillaume Dubarry.

Pendant la Révolution, les scellés ont été apposés sur les portes du château, deux inventaires des biens ont été dressés mais aucun objet, hormis ceux en or, n’a été déplacé. Guillaume Dubarry fut emprisonné durant quatorze mois à partir d’août 1793, avant de retrouver son domaine [16]. Il mourut en 1811 dans sa résidence principale, un hôtel rue du Sénéchal qu’il louait et partageait avec sa seconde épouse, Madeleine Lemoine. Bon nombre des décors qu’il avait commandés pour son château et qui avaient été réalisés à la fin du XVIIIe siècle ont été conservés. Malgré des aménagements indispensables liés à la vie moderne, notamment les installations de réseaux électriques et sanitaires, les propriétaires successifs semblaient avoir compris la nécessité de respecter cet ensemble exceptionnel.

Le domaine s’est pourtant déjà trouvé en danger par le passé. Comme les folies construites en région parisienne se trouvant aujourd’hui intra-muros, il a été englobé par l’urbanisation de la banlieue toulousaine. La construction de la Zone d’Urbanisation Prioritaire du Mirail et du quartier de Reynerie dans les années 1960, a amputé le domaine de cinquante cinq hectares et a entrainé la démolition de plusieurs bâtiments dans le jardin. Les défenseurs du patrimoine [17] ont poussé les pouvoirs publics à réagir et le château et son parc ont été classés au titre des Monuments Historiques en 1963. Cependant, ce classement ne garantit pas la survie du bâtiment, pour lequel seule une restauration et une affectation pourraient ralentir les effets du temps.

 

21.a) dégradations importantes et chutes d'enduits des plafonds, escalier sud.

Fig.8: Chutes d’enduits des plafonds au niveau de l’escalier sud

Dans l’ensemble du château, le problème principal de conservation est l’humidité car les lieux ne sont jamais chauffés ni aérés. Les dégâts occasionnés sont visibles tant sur les maçonneries extérieures que sur les plafonds. Durant l’hiver 2013, une importante infiltration a provoqué une fissure dans le plafond du salon en rotonde. Elle a également causé d’importants dommages dans les pièces situées à l’étage, où les enduits sont en partie tombés (fig.8). Sans une intervention rapide, le château risque de voir se multiplier de nombreuses altérations de ce type. L’humidité menacera à terme les panneaux de stucs muraux témoins du décor somptueux du XVIIIe siècle.

Au contraire du bâti, le jardin (fig.9) a fait l’objet d’une intéressante remise en état. Les plantations présentes ont été complétées en s’inspirant de la passion de Guillaume Dubarry pour les arbres exotiques. Il avait pu acquérir de nombreuses espèces tropicales dont des caféiers et des cacaoyers, aspirant à créer dans ses serres un conservatoire d’espèces originales. C’est donc soucieux de s’inscrire dans la continuité du projet de Guillaume Dubarry que les jardiniers de la Ville de Toulouse sont intervenus [18]. Le parc remporte aujourd’hui un franc succès auprès des riverains. C’est probablement sa conversion en espace public qui a contribué à sa bonne conservation.

 

Le classement au titre des Monuments Historiques n’a pas pu protéger les objets que le château renfermait puisque le mobilier de sujétion se trouve malheureusement aujourd’hui désolidarisé de son environnement. En 2008, lors de la vente du château liée à des problèmes de succession, la Ville de Toulouse a acquis l’édifice sans son mobilier qui, en conséquence, a été cédé à des antiquaires qui l’ont ôté du château. Des mesures d’urgence ont dû être prises afin de racheter certaines pièces majeures comme les canapés ou les consoles qui se trouvent aujourd’hui dans les réserves du musée Paul Dupuy. Leur seule destination logique serait leur remise en place in situ. Le château ne peut se concevoir sans son mobilier ; et les formes et usages des meubles n’ont réellement de sens que dans les pièces auxquelles ils sont destinés. Ils sont en bon état même si certaines pièces pourraient bénéficier d’une restauration. C’est au moment de leur prélèvement que de grands risques ont été pris, certaines pièces ayant été brisées comme par exemple le pied de l’une des consoles.

 

Fig.9: Nymphée située dans la partie nord-ouest du parc

Fig.9: Nymphée située dans la partie nord-ouest du parc

L’exemple de Reynerie ouvre le débat sur les problématiques centrales de conservation et de valorisation du patrimoine. Depuis six ans, le château appartient à la Ville de Toulouse mais reste fermé au public pour des raisons de sécurité et d’accessibilité. La mise aux normes représenterait un coût important pour la municipalité qui n’a, pour l’heure, engagé aucun chantier de rénovation. Le lieu a fait l’objet de plusieurs propositions toutes restées sans suite [19]. Il s’agit en effet de trouver une destination nouvelle et une utilité publique à un espace qui est longtemps resté dans le domaine privé et qui, par ailleurs, est soumis à des mesures de conservation strictes liées à son classement en tant que monument historique. La difficulté étant de créer un consensus entre les élus, les institutions chargées de la conservation et le grand public dans un contexte économique difficile, privilégiant les restrictions budgétaires.

Malgré le fait qu’il représente un ensemble architectural, décoratif et mobilier exceptionnel datant du XVIIIe siècle, le château de Reynerie est toujours en attente de valorisation : il garde pour le moment ses portes closes et voit son état se dégrader de manière de plus en plus inquiétante.

 

Angeline Bonnet, étudiante en Master 2 recherche en histoire de l’art et patrimoine moderne.

 


[1] AHLSELL DE TOULZA Guy et FUNK Pierre, « Le château de Reynerie au temps de Guillaume Dubarry », Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France, t. LXX, Toulouse, Privat, 2010, pp. 249-272. Je remercie Monsieur Ahlsell de Toulza pour ses précieux conseils.

[2] Ce surnom signifie qu’il aurait méritait le châtiment de la roue en place publique.

[3] FAUCHIER-MAGNAN Adrien, Les Dubarry, histoire d’une famille au XVIIIe siècle, Paris, Hachette, 1934.

[4] Le contrat chez le notaire Me Garnier-Deschèsnes avait été signé quelques jours plus tôt.

[5] L’orthographe retenue correspond aux signatures présentes sur les pièces d’archives : « Dubarry » pour la famille de Lévignac et Toulouse, et « du Barry », avec le détachement de la particule, pour la favorite qui semble très tôt vouloir se détacher des autres membres de la famille.

[6] L’historique du domaine a été retracé par AHLSELL DE TOULZA Guy et FUNK Pierre, « Le château de Reynerie […] » op.cit.

[7] CORRAZE Raymond, Lardenne, guardiage de Toulouse, notice historique et archéologique, Montauban, Prunet, 1939.

[8] Dans la région toulousaine, le suffixe –ry ou –rie accolé à un nom de famille signifie « le domaine appartenant à ». MESPLÉ Paul, « Au château de Reynerie », Revue de l’AUTA n°397, juin 1973, Toulouse, éd. de l’AUTA, 1973, p.157-161.

[9] SALIES Pierre, Les Raymond, charpentiers et architectes toulousains et Jean-Arnaud Raymond, architecte du Roi, Toulouse, Archistra, 1979.

[10] LACOURARIE Aurélie, « L’influence de Palladio dans l’œuvre de l’architecte toulousain Jean-Arnaud Raymond à la fin du XVIIIe siècle », in Les traités d’architecture à l’épreuve des monuments, XVIe-XVIIIe siècles, journée d’études Université de Toulouse II-Le Mirail, 11 mai 2009, Les Cahiers de Framespa n°5, 2010.

[11] Athènes, Pinacothèque nationale, Musée Alexandre Soutzos, Lisbonne, Museu Calouste Gulbenkian, Le goût à la grecque : la naissance du néoclassicisme dans l’art français: chef-d’œuvres du Musée du Louvre, Athènes, éd. de la Pinacothèque nationale, Musée Alexandros Soutzos, 2009. 

[12] BRUAND Yves, « Les rapports Paris-Province : l’hôtel du Comte Jean Dubarry à Toulouse », in Le progrès des arts réunis : mythe culturel de la Révolution à la fin de l’Empire, Actes du colloque international d’Histoire de l’art, Cercam, Bordeaux, 1992, p. 281 à 289.

[13] AHLSELL DE TOULZA Guy et FUNK Pierre, « Le château de Reynerie […] » op.cit.

[14] GUILLIN Marjorie, « L’anéantissement des arts en province ? » : l’Académie royale de peinture, sculpture et architecture de Toulouse au XVIIIe siècle (1751-1793), thèse de doctorat en histoire de l’art moderne sous la direction de Fabienne Sartre et Pascal Julien, Toulouse, UT2J, 2013.

[15]Louveciennes, Musée-promenade de Marly-le-Roi. DENIS Marie-Amynthe, Madame du Barry, de Versailles à Louveciennes, Paris, Flammarion, 1992, p.79. Anges-Jacques Gabriel utilisa le même procédé à l’Oéra du château de Versailles (1770).

[16] AHLSELL DE TOULZA Guy, Pierre FUNK, « Le château de Reynerie […] » op.cit.

[17] Notamment les membres des Sociétés savantes et des associations comme « Les toulousains de Toulouse et amis du vieux Toulouse » au travers de publications dans leur revue de l’Auta.

[18] TOURNEBIZE Cassilde, « Le jardin de Reynerie », in Toulouse, une métropole méridionale : vingt siècles de vie urbaine, Toulouse, Méridiennes, 2009, p. 691 à 699.

[19] Les élus avaient notamment proposé d’y installer une résidence d’artistes contemporains. LA DÉPÊCHE DU MIDI. Des résidences d’artistes dans le parc de la Reynerie ?, Disponible : http://www.ladepeche.fr